Entre stratégie, direction artistique, développement et automatisation, Mardi Studio accompagne ses clients bien au-delà de la création de sites web. Fondé par Léo Moissonnier et ses associés, le studio a développé une approche globale du digital qui mêle identité visuelle, expérience utilisateur, développement, automatisation et accompagnement sur le long terme.
Dans cette interview, Léo revient sur la création de Mardi Studio, sa façon de travailler, sa vision de l’intelligence artificielle et son ambition de construire des systèmes digitaux pensés pour durer.
🎥 Découvrez l’interview complète en vidéo
« On n’est pas l’agence qui vend des sites internet. On est celle qui construit des écosystèmes complets, faits pour durer et pour faire vraiment avancer les projets de nos clients. »
De la création web à une agence digitale 360°
Parlez-nous de votre agence : comment avez-vous démarré, où en êtes-vous aujourd’hui et quel type de projets entreprenez-vous ?
Mardi Studio est né d’une rencontre de profils complémentaires, des créatifs, des techniques et des stratèges qui se complètent vraiment.
Moi, j’ai commencé par des projets web pendant mes études à Epitech, avec une approche très orientée technique : du développement, et surtout l’envie de comprendre comment les outils fonctionnent vraiment, pas juste de les utiliser. Ensuite Charlotte, directrice artistique formée à Penninghen, m’a rejoint sur la partie plus créative, l’image de marque et la direction artistique. Ensemble, on a d’abord développé Silver Screen Shot, qui nous a permis d’accompagner toutes sortes de clients sur des besoins web, visuels, techniques et digitaux. C’est là qu’on a appris à travailler à deux mains, le beau et le solide en même temps.
Avec le temps, notre manière de travailler s’est affinée. On a ensuite cofondé Mardi Studio avec des partenaires complémentaires, pour proposer une approche vraiment globale : identité visuelle, site internet, plateformes, automatisations, stratégie digitale, maintenance, optimisation, organisation, gestion et accompagnement dans la durée.
Aujourd’hui, Mardi Studio n’est plus seulement une agence qui livre des sites. On conçoit des expériences digitales complètes. Notre objectif, c’est de construire des outils simples à utiliser, techniquement solides, cohérents avec l’identité de marque et réellement utiles au développement du client. Pas un objet décoratif, un outil de travail qui rapporte.
On travaille avec des PME, des indépendants, des restaurants, des marques locales, des projets e-commerce, mais aussi des structures qui ont juste besoin de remettre de l’ordre dans leur présence digitale. Selon les besoins, on intervient sur la création de sites, l’identité visuelle, l’hébergement, la maintenance, le marketing, le SEO, les automatisations, ou des fonctionnalités plus pointues développées sur mesure.
Ce qui nous intéresse, ce n’est pas seulement de livrer un projet propre et de passer au suivant. C’est de construire une relation qui dure, d’accompagner le client dans son évolution, et de faire en sorte que son site ou son écosystème digital serve vraiment son activité au quotidien.
Pourquoi devenir partenaire Elementor ?
On travaille avec Elementor depuis plusieurs années. C’est un outil qu’on connaît par cœur, qu’on a utilisé sur des dizaines de projets clients, et qu’on a vu évoluer de l’intérieur.
Devenir partenaire avait donc beaucoup de sens. D’abord parce qu’on utilise déjà l’outil tous les jours, mais surtout parce qu’on a une vraie expérience terrain. On sait comment les clients utilisent leur site une fois qu’on est partis : où ils bloquent, ce qu’ils veulent pouvoir modifier seuls, là où ils ont besoin d’autonomie, et là où une solution comme Elementor leur apporte de la souplesse sans qu’ils aient à nous rappeler pour la moindre virgule.
Pour nous, être partenaire ce n’est pas avoir un badge ou un statut. C’est participer à un écosystème, faire remonter des besoins concrets venus du terrain, et pouvoir garantir à nos clients qu’ils s’appuient sur une techno qu’on maîtrise vraiment.
La valeur est double. D’un côté, ça renforce notre crédibilité auprès des clients qui veulent s’appuyer sur Elementor. De l’autre, ça nous permet d’inscrire nos projets dans une logique durable, avec une solution solide, évolutive et adaptée aux entreprises qu’on accompagne.
On tient aussi à un point auquel beaucoup d’agences ne pensent pas : nos clients sont propriétaires de leurs outils, de leurs licences et de leur environnement. Elementor permet justement de créer des sites professionnels, personnalisables et largement autonomes, sans enfermer le client dans une dépendance totale à l’agence. On construit, on forme, et le client reste libre. C’est exactement le genre de relation saine qui nous ramène des recommandations.
Dans un an, on aimerait renforcer encore notre positionnement d’agence 360, capable d’accompagner un client à la fois sur la création, la stratégie, la technique, l’optimisation et l’évolution de ses outils. Continuer à faire grandir Mardi Studio vers une agence qui ne vend pas des sites internet, mais des systèmes digitaux complets, pensés pour durer.
Comprendre les enjeux avant de choisir les outils
Notre processus commence toujours par un état des lieux précis. Avant de parler design ou technique, on cherche à comprendre le contexte du client : son activité, ses objectifs, sa cible, ses contraintes, ses outils existants, ses points de blocage et sa vision à court, moyen et long terme.
Ensuite seulement, on choisit la stack la plus adaptée. On ne part jamais du principe qu’il faut tout faire avec un seul outil par principe. Selon le projet, on peut construire avec Elementor, intégrer des outils no-code, ajouter de l’automatisation ou développer des fonctionnalités sur mesure avec nos développeurs quand c’est nécessaire.
Notre logique est hybride : de la souplesse là où le client doit pouvoir modifier, tester et évoluer rapidement, et de la robustesse sur les parties plus critiques où ça ne doit jamais casser. C’est ce double niveau de lecture qui fait, je pense, qu’on tient nos délais et qu’on évite les mauvaises surprises six mois plus tard.
Et une fois le site construit, on veut surtout que le client puisse l’utiliser sans nous. On cherche à créer des interfaces simples à maintenir, on forme les clients quand c’est utile, et on leur donne assez d’autonomie pour qu’ils ne soient jamais coincés sur une modification.
Un site performant est un site qui atteint ses objectifs
Pour nous, un site réussi c’est un site qui atteint l’objectif business défini avec le client. Et cet objectif change complètement d’un projet à l’autre. Pour certains, le succès se mesure en prises de rendez-vous. Pour d’autres, ce sera la vente en ligne, la génération de leads, la notoriété, la clarté de l’offre, le taux de conversion, ou simplement la capacité du client à mieux gérer son activité grâce à l’outil.
On ne juge jamais un site uniquement sur son apparence ou sur le volume de trafic. Un site peut être superbe et ne rien convertir. À l’inverse, un site peut sembler tout simple et être redoutablement efficace, parce qu’il répond pile au besoin de l’utilisateur et à l’objectif de l’entreprise. C’est ça qu’on vise à chaque fois.
Commencer par définir les objectifs
Le conseil le plus important, c’est de définir les objectifs dès le départ, sans exception.
Un site internet ne doit pas être pensé comme une simple vitrine ou comme un bel objet isolé. Il doit répondre à un objectif clair : vendre, rassurer, expliquer, convertir, fidéliser, simplifier un parcours ou renforcer une image de marque.
Un bon cadrage initial, c’est ce qui permet d’avancer plus vite, de prendre de meilleures décisions et d’éviter de construire quelque chose de joli mais inutile. C’est souvent là qu’on fait gagner le plus d’argent à nos clients, avant même d’avoir écrit une ligne de code.
Réduire la complexité grâce à Elementor One
Avant Elementor One, la partie la plus frustrante c’était l’empilement des outils. Sur certains projets, pour répondre aux besoins du client, il fallait multiplier les plugins, les licences, les abonnements et les intégrations. Et plus tu empiles, plus tu crées des problèmes de compatibilité, de sécurité et de maintenance.
Avec Elementor One, l’intérêt c’est de regrouper davantage de fonctions clés dans un écosystème cohérent. Ça réduit la complexité, ça permet de mieux contrôler les choix techniques, de sécuriser la maintenance et, au final, de simplifier la vie du client.
Cas client : The Belly Lab
The Belly Lab est un bon exemple, un projet qu’on accompagne depuis longtemps et qui a énormément évolué.
Au fil du temps, le site a dû intégrer une tonne de fonctionnalités : programmes en ligne, abonnements, contenus, pages de vente, espace utilisateur, logique marketing, tunnels et optimisations diverses. Pour suivre cette croissance, on avait fini par empiler un grand nombre de plugins, jusqu’à environ 93 à certains moments.
Le vrai travail, ça a été de reprendre tout ça en main : centraliser, alléger, sécuriser, pour redonner à la cliente un site rapide et facile à gérer plutôt qu’une usine à gaz. C’est exactement le genre de chantier où une solution comme Elementor One change la donne, en couvrant nativement des besoins qui demandaient avant trois ou quatre plugins différents.
Quels bénéfices concrets pour les clients ?
L’impact principal se situe sur la simplification, le temps gagné et la stabilité. Quand l’écosystème est plus centralisé, on passe beaucoup moins de temps à gérer des compatibilités entre outils. On avance plus vite sur la création, on fait les modifications plus rapidement, on forme plus facilement les clients et on réduit les frictions à chaque étape de la maintenance.
Pour le client, c’est aussi beaucoup plus rassurant. Il a le sentiment d’avoir un système clair, lisible et facile à gérer, au lieu d’une boîte noire dont il a peur de toucher quoi que ce soit. Et un client rassuré, c’est un client qui reste et qui recommande.
L’IA comme accélérateur de production
L’IA a déjà profondément changé notre façon de travailler. Aujourd’hui, elle nous permet d’accélérer énormément certaines étapes. Elle ne remplace pas notre expertise, elle augmente notre capacité d’exécution.
Elle nous permet aussi d’aller beaucoup plus loin sur des projets hybrides. On peut combiner Elementor, no-code, automatisation et développement custom pour construire des solutions sur mesure beaucoup plus vite qu’avant. Concrètement, ça veut dire qu’un client a accès à des choses qui étaient réservées à de gros budgets il y a encore deux ans.
Ce qui fait encore la différence à l’ère de l’IA
Aujourd’hui, beaucoup de clients arrivent chez nous après avoir essayé d’utiliser l’IA comme un remplaçant du professionnel, alors qu’elle doit rester un outil.
L’IA peut produire vite. Elle peut permettre de créer quelque chose à moindre coût. Mais faire un livrable propre ne suffit pas à construire une marque. Pour une marque qui veut durer, être reconnue et identifiable, il faut une vision. Il faut une direction artistique, une cohérence, une stratégie et une vraie compréhension du marché.
C’est cela qui justifie notre prix. On ne vend pas seulement un site internet. On vend une réflexion, une stratégie, une direction artistique, une expérience utilisateur, une cohérence de marque et un accompagnement dans la durée. C’est cela “La vision”.
Construire une trajectoire plutôt qu’une prestation
Mon conseil gagnant, ce serait de ne pas chercher à vendre seulement une prestation, mais une vraie trajectoire.
Une agence qui prospère, c’est une agence qui comprend les objectifs de ses clients, qui sait poser les bonnes questions et qui construit une relation durable plutôt qu’une simple livraison. Pour moi, la réussite repose sur trois choses : comprendre les objectifs, construire une vraie relation de confiance, et penser chaque projet comme un système qui doit évoluer dans le temps.
Le conseil qu’il donnerait à son jeune lui-même
Le conseil que je donnerais à mon jeune moi, ce serait de me faire davantage confiance. De faire confiance plus tôt à mon intuition, à mon travail et à ma capacité à comprendre les choses sans attendre que tout le monde valide.
Mais je dirais aussi aux jeunes d’aujourd’hui de ne pas tout miser sur l’automatisation ou l’IA. Ce sont des accélérateurs incroyables, mais elles ne doivent pas remplacer la connaissance, la compréhension et le regard critique. Elles viennent après, pour accélérer ce qu’on sait déjà faire ou ce qu’on comprend assez pour le piloter correctement.